514881709 abeaf0f636 oL'article du Soir du 29 août 2015 « Quand l'école sort sa calculette » m'a proprement stupéfié.

Quoi, l'enseignement catholique serait le parent pauvre de notre enseignement !

Dois-je rappeler à Monsieur Etienne MICHEL qu'un Pacte a été signé en 1959 entre les réseaux scolaires et que son réseau a bénéficié d'une manne d'argent considérable ?

Tout d'abord pour le traitement des enseignants, aligné sur celui de l'enseignement officiel ; ensuite par un financement des frais de fonctionnement qui, s'il ne satisfait pas le SEGEC, lui permet tout de même de chauffer et d'éclairer ses bâtiments privés, de payer du personnel d'entretien ainsi que certains frais d'équipement pour le matériel pédagogique; enfin, une aide au financement de ses propres bâtiments, sous forme d'un remboursement partiel des intérêts des sommes empruntées lui fut accordée par l'Etat jusqu'en 1989 puis ensuite par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

La Fédération Wallonie-Bruxelles finance donc en partie des bâtiments scolaires, dont le propriétaire est un privé depuis 1959 ! Ajoutons que les pouvoirs publics, communes et provinces, sont tenus d'accorder aux écoles catholiques les mêmes avantages sociaux (financement de l'accueil avant et après les heures de classe, entrée et transport à la piscine, classes vertes ou de neige, distribution de jouets...) que ceux qu'ils accordent à leurs propres écoles.

En plus, la gestion de chaque école est accordée à un Conseil d'administration constitué de personnes privées, qui disposent d'un pouvoir discrétionnaire (dans le respect du statut des agents évidemment) d'engagement, de licenciement, de sanction sans qu'aucun représentant public n'ait quoi que ce soit à dire, hormis les syndicats via un Conseil d'entreprise.

En résumé, le réseau catholique est largement subsidié par les fonds publics mais peut gérer ses écoles comme une entreprise privée, créant au passage une concurrence déloyale inouïe vis-à-vis du réseau public, dans un véritable marché scolaire !

Comment s'étonner que, tout de même, les réseaux publics, neutres, contrôlés et questionnés en permanence par des représentants publics et les médias sur leur gestion, où tout investissement restera dans le giron public, puissent disposer d'un avantage pécuniaire par rapport à leur concurrent privé ?

La question serait plutôt, selon le Centre d'Action Laïque de la Province de Liège, de savoir pourquoi la Fédération Wallonie-Bruxelles finance autant un réseau privé, qui diffuse une idéologie connotée très éloignée d'une neutralité souhaitable, nous semble-t-il, lorsque l'on s'adresse à des enfants et des adolescents ? Pourquoi, au XXIe siècle, dans une société plurielle, séparer d'emblée, dès la maternelle, nos enfants sur une base religieuse ?

Oui nous souhaitons clairement que le pacte scolaire soit revu, non pas dans l'esprit du SEGEC, mais plutôt en assurant pour tous les enfants un même enseignement public, neutre, unique, qui mettrait fin, enfin, à ce marché scolaire absurde et assurerait une école plus égalitaire, tolérante et enfin gratuite.

Robert MOOR, Président du Centre d'Action Laïque de la Province de Liège

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